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Les gros mots...

Bonjour à toutes et à tous!

 

Les gros mots… on en parle? Vous savez les "cacaboudin" et autres variétés moins subtiles de nos loulous!... LOL

 

Ce moment, quand le petit passe son temps à envoyer des "cacaboudin" ou des "pue du c**" à tout va…. Aller avouez, quand il le dit un fois, on pouffe de rire, mais au bout de 15 fois, ça devient lourd… Sans parler du moment en famille ou dans la rue où le petit de 3 ans insiste louuurdement avec ces "prout" et autres!

 

Bon, comment gérer? Comment ne pas s'agacer? Comment aider l'enfant à comprendre que trop de gros mots c'est vraiment pas possible?

 

Commençons par comprendre le pourquoi: Pourquoi il n'arrete pas de répéter ces gros mots ?!:

Madame Isabelle Filliozat dans son livre "J'ai tout essayé", nous explique que "si on réagit vivement en disant « oh c’est un vilain mot, c’est pas bien de le dire », lorsque l’enfant répète « MERDE » (par exemple), c’est une réaction disproportionnée qui va créer un renforcement (le résultat de ce mot est donc spectaculaire !), l’enfant va le redire encore plus afin de vérifier si l’adulte va de nouveau réagir."

 

Ok, mais si je prend du recul, mon petit se rend t-il vraiment compte des mots qu'il prononce?

Et bien non! Il ne se rend pas compte du sens des mots prononcés, il voit simplement une réaction plus ou moins vive, … mais qui peut l'inquiéter!

 

Et là, vous allez me dire: ok oui, et quelles solutions tu nous proposes? Que peut-on faire pour accompagner nos petits à comprendre que ces mots sont des gros mots?

 

Dans ce même ouvrage, Madame Filiozat nous invite à "enseigner à l’enfant « les mots de sentiments », et à l’aider à classer le mot MERDE dans la catégorie des gros mots, donc à ne pas dire partout." 

Elle nous donne cet exemple : 

« Tu es déçu que ta construction de légos ne tienne pas, c’est pour ça que tu dis merde ? (reformulation empathique de ce que vit l’enfant, qui va lui permettre de se comprendre lui-même,

d’apprendre à mettre les mots justes sur ses sentiments). Tu m’as entendu dire ce mot ce matin quand mon sac est tombé. C’est un mot qui sort parfois quand on est énervé. Et là tu t’énerves

car ta construction ne tient pas. C’est un mot qu’on appelle gros mot parce qu’il est chargé de colère. Parfois il peut faire peur aux autres personnes, alors c’est mieux de dire zut ! Je te propose qu’on s’exerce tous les deux à dire zut quand quelque chose nous énerve. »

 

Elle attire toutefois notre attention :

"Si le mot merde nécessite juste une reformulation empathique, les insultes, injures et noms d’oiseaux sont inacceptables. Ce sont des mots qui font mal. La violence commence dans le langage. Il insulte : STOP, ici on dit ses sentiments, pas les « mots cailloux »"

 

 

Voici une série d'astuces pour l'accompagner : 

 

- Ne pas oublier, qu'il ne sait pas vraiment ce que signifie ces mots!

 

- Il dit "pue du c**" quand une odeur le dérange par exemple => répondre calmement : "oui ça sent

mauvais, je suis d'accord ça ne sent pas bon…", et lui rappeler que dire "ça ne sent pas bon est plus approprié, car "pue du c**" peut déranger les adultes".

 

- Une astuce de Madame Filiozat consiste à lui apprendre un autre gros mot en insistant lourdement : "je vais t’apprendre un gros mot, mais tu ne le dis pas hein, jamais tu ne le dis, car c’est un très gros mot : « Saperlipopette » !! Ainsi l’enfant dira tout le temps saperlipopette !!".

 

- Instaurer un temps de « gros mots » => Pendant un temps imparti, sous forme de jeu, on dit tous à tour de rôle un gros mot qu'on lance dans un sac imaginaire. Quand tous le monde a épuisé son stock de gros mots, on ferme le sac imaginaire, et on le met à la poubelle! Bien sûr, si un gros mot de type insulte est lancé on stoppe le jeu et on explique que c'est un mot qui fait mal, que ça s'appelle une insulte (ou un "mot cailloux"), et que ce mot est violent, donc inacceptable.

 

- Expliquer à l'enfant qu'on ne dit pas un gros mot contre quelqu'un ; "tu es un cacaboudin" ou "tu es une idiote!", car cela est blessant et le mot "tu" est très accusateur.

 

- Expliquer que ces mots peuvent déranger des adultes, mais, je pense qu'on peut dire la vérité : nous aussi ça nous arrive de dire "merde" par exemple… Dans ce cas, nous informons nos enfants qu'ils peuvent nous reprendre si on dit un gros mot.

 

- Quand c'est possible : tenter d'ignorer / passer outre en disant "tu m'a dit *****? je crois avoir entendu pétard c'est bien ça?"

 

- Essayer de ne pas prêter trop d'attention quand cela est possible.

 

Toutes ces astuces marchent relativement bien, et responsabilise l'enfant.

 

Il arrive que mes garçons se reprennent l'un l'autre... 

Exemple : "Pue du c**" dit le grand… qui se voit repris par le petit "Ah non, on dit pas pue du c**… on dit pue de l'anus!".... Je désespère!!!! LOL

 

A bientôt 

Elicheva

 

(article illustré par Jika)

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